Ta life on s'en fout, ou pas...

Libre à vous de parler de ce que vous souhaitez.

Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Joanna Dark » 11 Avr 2011, 14:04

Je crée ce topic dans le but de pouvoir raconter ma vie et de vous permettre de raconter la vôtre, comme des bons kikoolols. :gna:
Je n'ai pas encore commencé à écrire ce que je veux écrire, mais en gros ça parlera surtout de mes expériences en psychiatrie... Car je réalise que j'ai besoin d'écrire des mots à ce propos et pas seulement d'en parler.
En gros, je vous invite à dire ici ce que vous étudiez, quels sont vos projets de vie, votre situation... et vous pouvez même demander aux gens de vous ajouter sur facebook. Plus nous nous connaîtront et plus nous seront connecté, meilleures les relations seront... Du moins c'est ce que je pense.
Et bien sûr, ce topic renvoie un peu à l'idée des trombovidéos car si vous voulez plutôt parler de ça en vrai, vous avez tout à fait le droit de faire une vidéo ou un fichier audio (une sorte de podcast personnel).
Ce topic vient bien évidemment d'une envie personnelle de raconter ce qu'il m'est arrivé ces 2 dernières années, mais j'espère que vous jouerez le jeu et que vous vous exprimerez. Avec vos mots à vous !
Voilà, quand j'aurai écrit l'histoire de ma vie de ces 2 dernières années, j'éditerai le premier post.
Merci d'avance pour vos contributions.
À vos claviers !
:typerhappy:

EDIT :
Alors voilà mon histoire… ça prend une demi-heure à lire (max), alors n'hésitez pas si vous avez un temps mort !

Une Nouvelle Expérience.
Tout a commencé à l'âge de 18 ans, le 27 avril 2005 pour être exact. J'ai fumé de la weed pour la première fois, et sans le savoir. En fait, en janvier 2005 j'ai été convaincu de fumer sur une chicha. Le 27 avril donc, à une bonne grosse fête chez bossofsmash, j'ai vu une chicha et j'ai voulu tirer dessus. J'avais bien évidemment bu de l'alcool. À cette soirée là j'ai d'ailleurs un peu joué à smash et à l'époque, le grand truc à apprendre c'était les walltechs. Et apparemment la weed m'a fait jouer comme un dieu car j'arrivais tout le temps les walltechs en revenant sur le terrain… Quand j'ai appris à la fin de la soirée que j'avais fumé de la weed, et qu'on me propose de tirer sur un joint, j'ai dis oui. C'était de la bonne weed naturelle d'un pote à bossofsmash...

Une Période Calme.
Après cette nuit de folies, je n'ai pas fumé du tout jusqu'à la fête de la musique, où j'ai encore mélangé alcool et shit… Et j'ai fini la soirée par un bon gros renard devant tous mes potes, vous voyez le genre quoi. Pas classe.
En Août de la même année, donc à peu près 2 mois plus tard, j'ai été invité à l'anniversaire de la mère de mon meilleur ami d'enfance, Thiago, avec qui j'avais passé la nuit de la fête de la musique. À peine arrivé, je me suis pris 2 souflettes dans la gueule et j'ai fais mon premier petit bad trip.
Fin août, je prend contact avec Baxon pour la première fois, par l'intermédiaire de Doraki. Après une petite discussion, nous avons décidés de nous rencontrer car j'allais habiter Paris Plaisance; comme lui; pour mes études (INALCO).
À notre première rencontre nous n'avons pas pu smasher ni fumer un bédo ensembles. Sur internet, je lui avais dis que je fumais "de temps en temps".

La Plongée.
Peu après notre première rencontre, nous avons décidé d'un pacte. Il m'apprend à rouler des joints, et je lui apprends à jouer à SSBM. Je pense que vous avez tous compris que le pacte a été respecté !
À cette période (septembre 2005 à mai ou juin 2005) j'ai donc entraîné Baxon ainsi que Poilon. Poilon m'a très vite battu en tournoi au FireFox Tournament 2 en octobre 2005. Pour Baxon, il a fallut à peu près 3 ans de squattage vénèr pour qu'il rattrape son niveau (car au début c'était très proche du "roulade smash" habituel).
Bref, je m'égare.
J'ai très vite acheté ma première barrette de shit par l'un des dealers de Baxon, en octobre, et petit à petit, je fumais de plus en plus. Je me souviendrai toujours de la première fois que j'ai goûté du seum. Ce soir là on avait été voir un film d'aviation tiré d'une BD et l'on était complètement défoncés du début à la fin. On a bien plané tout le long du film et j'en garde un très bon souvenir.
En janvier 2006, à un gros tournoi européen à Stockholm, organisé par Yuna, j'ai commencé à fumer des clopes. En fait, je venais de passer une période de noël où je fumais beaucoup et donc pour compenser, je me suis mis aux cigarettes. À mon retour, je n'ai fait qu'acheter des barrettes de 20€ presque tous les jours, jusqu'à prendre un 150€ bien servi. Bref, je suis tombé dans le piège de la consommation excessive assez vite et j'ai du coup petit à petit abandonné la fac.
Je suis retourné vivre à Montpellier vers mai-juin et je me suis inscrit à la fac de sciences économiques. Pendant l'été 2006 j'ai bien fait le con à fumer dès que je pouvais et à inviter des potes smashers chez moi. Encore une fois, je ne regrette absolument pas ces années où finalement, je me suis cherché.

La Vitesse Supérieure.
En septembre, à la rentrée, j'étais en contact avec un ami d'enfance, aussi ami de Thiago, qui vendait beaucoup de shit. J'ai voulu me lancer dans le deal et c'est ce que j'ai fait pendant 2 mois, jusqu'à en avoir marre (c'est du boulot !). Je me rappelle que la première plaquette que j'ai eu est partie tès vite, car j'ai vendu pour 90€ de shit dès ma première journée. Tout ça à la fac bien sûr.
Je ne me faisais pas trop de bénéfices mais au moins je fumais à l'oeil.
En décembre, je décide d'arrêter la fac après une discussion avec mon professeur de maths privé, un monsieur très gentil et très professionnel, et surtout bien calé sur le sujet.
J'ai oublié de vous préciser que mes parents me versaient 300€ par mois pour que je puisse vivre (mais je dépensais tout en clopes, shit et voyages, surtout en Hollande) depuis le début de l'histoire. Ce chiffre est descendu à 200€ par mois, en tant que punition pour avoir hébergé Baxon (la brigade des mineurs est venue vers 10h du matin et ont enlevés Baxon. Imaginez la tête de ma grand-mère de 90 ans). good times.
De décembre 2006 à août 2007, je n'ai fait que fumer, voyager et organiser des tournois. À la fin de l'été, on m'informe d'un programme pour les jeunes, le Service Volontaire Européen.

La Pologne.
Après avoir rempli quelques papiers et fait quelques recherches, ainsi que mon CV et une lettre de motivation, j'ai été pris pour un stage de 4 mois, à Bialystok (la tour blanche en français) en Pologne. Cette ville se situe au nord-est de la Pologne, et c'est là que la vodka "bison" est produite.
Pendant 4 mois donc, j'ai donc travaillé avec des enfants ayant un handicap mental ou carrément un poly-handicap. J'ai aussi beaucoup bu d'alcool et je suis devenu un ivrogne (à boire tous les soirs). Pour la petite histoire, j'ai pris une sacré bonne cuite la veille de mon premier jour à l'école. Je puais la vodka et j'avais mal à la tête, mais c'était une très bonne soirée où j'ai rencontré celui qui est devenu mon meilleur ami en Pologne, Mislybor (à prononcer mishlibour et en roulant le r [et ça se traduit par "bouffon"]). Ce gars avait vécu 3 ans en France et il était en train de passer son doctorat de droit. Voici d'ailleurs une photo.
Grâce à lui, j'ai été voir un vrai match de foot local, l'équipe de bialystok (à prononcer biawéstok) s'appelle Jagelonia. J'avais d'ailleurs ramené une écharpe de l'équipe mais j'ai perdu mon sac à cause d'easyjet. Il m'a aussi permis de trouver une fille qui m'appréciait et avec qui j'ai passé une très bonne nuit.
Bref.
Quelques jours seulement après être arrivé en Pologne, j'apprends par mail la mort de ma grand-mère maternelle. Sauf que j'email a été envoyé du compte de mon père, par ma mère. Qui pro co s'en suit, pendant une après midi entière j'ai cru que c'était ma grand-mère paternelle qui était décédée. Que d'émotions…
Pendant ces 4 mois, j'avais un compte skype avec des sous dessus et je pouvais facilement les appeler pour pas cher. C'était vraiment pratique. J'ai aussi été rendre visite à Slhoka, à Berlin, où je me suis bien amusé (les doughnuts lol XD). J'ai bien entendu vu Luma et son pote, ainsi que Ice, qui à l'époque était un noob avec une très grande soif d'apprendre, il jouait (falco) très sérieusement contre moi alors que je jouais tranquillement… C'était drôle à voir, j'ai passé une bonne après-midi chez lui.

Pendant l'été, Après le Stage.
À la fin de mon stage, je suis resté un peu en Pologne et je suis allé voir Gdansk, une ville côtière où il y a beaucoup d'ambre. Pour la première fois, j'ai utilisé l'hospitality club que m'avait montré un de mes amis en Pologne (un autre volontaire (Bora), turc, qui a d'ailleurs décidé de rester vivre en Pologne avec sa copine, qui au début ne faisait que l'héberger). Ce site marche très bien, il suffit d'y croire et d'être poli. Logement gratuit partout dans le monde ! C'est presque aussi bien qu'avec smash !
Après cette petite escapade, je suis allé à Berlin puis j'ai pris un avion pour aller à Barcelone y faire un tournoi. C'était en juillet 2008. j'ai d'ailleurs battu pas mal de bons joueurs comme K-12, Zgetto, Nnja… (RIP). J'ai fini 2e derrière Adam, qui m'a bien défoncé en finale. Je suis ensuite retourné en Allemagne, à Freiburg, où j'ai gagné le tournoi sans perdre un seul set, en finale contre Kjab. Comment ai-je pu faire tout ça? J'ai tout simplement eu 1000€ de la part de ma mère qui venait de l'héritage suite au décès de ma grand-mère. Au passage, cette grand-mère avait alzheimer et ne me reconnaissait plus depuis presque 10, j'en avais fait le deuil depuis un certain temps…

TRY AGAIN.
Fin août 2008, je décide de retenter le Japonais à INALCO. Je m'inscris donc pour la deuxième fois et plein de bonnes résolutions… Sauf que là ça a coincé, au lieu de faire ce que j'ai toujours pensé, je me suis remis à fumer comme un porc. La Pologne m'a fait une bonne coupure, et j'étais très en forme pendant cette période. Pire même, j'ai voulu recommencer à dealer (mais je consommais trop pour arriver à gérer ça). Au bout de seulement quelques semaines, je faisait déjà n'importe quoi. Je n'allais plus à la moitié des cours, j'y allais défoncé, etc…
La fin de l'année approche et vu que j'avais l'appartement de ma grand-mère (qui maintenant vit en maison de retraite à Montpellier, et qui fêtera ses 93 ans cet été), et que j'avais un colocataire sympa (un mec d'une quarantaine d'années, bien branché sur internet), j'ai décidé d'organiser quelque chose de monstrueux pour le nouvel an. J'espère que beaucoup s'en souviennent. Personnellement il ne m'en reste pas grand chose vu que j'étais défoncé H24 et que j'ai fait ma première bouffée délirante à ce moment là.

La Bouffée Délirante.
citation de wikipédia :
La bouffée délirante aiguë (BDA) est une affection psychiatrique de la famille des psychoses.
Pendant ma bouffée délirante, je croyais avoir tout compris de comment jouer à SSBM, je voulais arrêter de fumer le bédo pour être meilleur et je pensais pouvoir très vite devenir le meilleur.
J'ai aussi eu des hallucinations auditives (pas visuelles donc, je n'ai jamais vu d'éléphant rose), comme par exemple, quand j'ai entendu le rire de ma mère (qui était alors à Montpellier) chez le voisin. J'ai donc toqué chez lui et je lui ai dit "bonjour je voudrais voir ma mère". Il a dû être un peu perplexe et m'a plutôt claqué la porte au nez, si l'on veut. La nuit d'avant, j'avais engueulé mon père qui venait d'arriver, à 4h du matin. Je hurlais et n'arrivait pas à dormir. La deuxième nuit j'ai fait pareil, sauf qu'en plus je me suis coupé les dreads (quel soulagement…). Les deux nuits, mon père m'a filé un xanax pour m'endormir (et c'était efficace) mais sans pour autant couper le délire. Le lendemain d'avoir coupé mes dreads, je suis donc allé chez le coiffeur. Il m'a bien remis les cheveux en place et j'ai pris une photo en rentrant chez moi.
Quelques instants après avoir pris cette photo, mon père me propose d'aller se balader. Il me fait prendre le bus 62 et nous descendons à un arrêt que je ne connaissais pas. Mon père étant déjà passé par la case HP (Hôpital Psychiatrique) dans le but de se faire réformer (la guerre d'Algérie), il a été très fin et m'a convaincu sans problèmes de le suivre.
Mais me voilà dans un endroit inconnu, et j'ai commencé à paniquer car j'entendais des voix qui me disait "enculé !" ou encore "sale gosse de riche !". À chaque fois je me retournais et il y avait des gens. Je ne comprenais pas pourquoi ces gens là m'insultaient, mais j'en étais persuadé. Sachez qu'une hallucination est tout ce qu'il y a de plus réel pour la personne qui en est victime.
Arrivé dans la salle d'attente des urgences, j'ai commencé à délirer grave. Je croyais avoir été adopté par quelqu'un de célèbre et qu'on allait me l'annoncer sous peu. J'ai demandé à mon père "qui est mon père" et il m'a répondu gentilment "je suis ton père". J'ai tout de suite pensé à Star Wars et mon délire n'a pas cessé.
Quand ce fut mon tour, je suis rentré dans un bureau et les murs se sont rapprochés. La première question a été "comment vous sentez-vous?". Ce à quoi j'ai immédiatement répondu "je suis claustrophobe". Je ne me souviens pas du reste de la discussion, mais je crois qu'elle a été très courte, et l'on m'a donné quelque chose à boire "pour me faire du bien".
Ensuite, on m'a emmené dans une sorte de chambre avec une fenêtre, un cintre et un lit. J'attendais qu'on vienne me chercher pour me présenter mon vrai père (j'étais donc toujours en délire). Au bout d'un moment, je me sens fatigué. Je me couche et je m'endors assez vite.

L'Hospitalisation à Paris.
Je me réveille, dans les vapes, attaché par les 4 membres à un lit. Personne dans la chambre. J'ai la bouche très sèche et je ne comprends pas comment j'ai pu me retrouver là, mais mon principal soucis était de boire. En fait, le Tercian, médicament anxiolytique, a pour effet secondaire d'assécher les muqueuses. Vous vous en souvenez peut-être, mais j'avais la lèvre fendue avant cette hospitalisation. Grâce à cette semaine passé attaché et où j'avais l'impression de manquer d'eau, cette fissure à la lèvre s'est refermée.
Et oui, je suis resté une semaine entière attaché à un lit. On me libérait une main pour pisser dans un bocal et pareil pour manger. Je me souviens aussi qu'à un moment, on m'avait libéré entièrement pour que je puisse aller aux toilettes pour un numéro 2, et que j'ai fait une crise qui s'est soldé par une bonne vieille piqûre dans le cul qui endort tout de suite.
Au bout de 7 jours donc, on me détache et l'on me propose de dormir dans une autre chambre qui comportait deux lits. Ils m'ont demandés de choisir un lit. Ils ont ensuite installés la camisole sur ce lit. Quelques heures après, le dîner est servi. Je mange puis je vais à la salle de soins pour recevoir mon traitement (on fait la queue pour ça -_-). Je retourne dans ma chambre puis je m'installe finalement sur l'autre lit, celui qui n'a pas de camisole. Le lendemain, on me transfère dans une autre chambre, avec deux lits, mais avec un autre patient (un jeune de 16 ans pas très futé).
À partir de ce moment là, je n'ai pas bougé de mon lit pendant 3 semaines, sauf pour les repas et la prise du traitement. Je ne participais absolument pas aux nombreuses activités proposées.
Mes parents ont pu me rendre visite tous les jours, m'apportant des gâteaux, du tabac, un nouveau pyjama. Bref, que de petites attentions qui m'ont bien aidé à supporter ces 3 semaines hors du temps et de l'espace.
Vu que les pauses cigarettes étaient au bon vouloir des infirmiers et qu'il fallait être dans le froid (c'était au début janvier 2009), j'ai vite arrêté d'y aller, et j'ai donc complètement arrêté de fumer pendant 3 semaines.

Transfer à Montpellier.
Je suis resté dans cet état catatonique jusqu'à ce que l'on m'annonce que l'ambulance venait me chercher le lendemain à 7h du matin. Nous sommes fin janvier et je suis transféré par ambulance (assis) à l'Unité d'accueil et de soins pour jeunes adultes (l'UJA). Le voyage se passe très bien, j'ai beaucoup admiré le viaduc de Millau en y passant. Et à la seule pause que les ambulanciers ont fait, l'un d'eux m'a proposé une clope et j'ai dis "non merci, j'ai arrêté", tout simplement. Je me sentais bien.
Mais à peine arrivé à l'UJA, j'ai eu une crise d'angoisse. Tout avait une signification pour moi, la moindre des choses me faisait penser à une autre. Le cadre de santé me fait visiter l'unité et l'on me montre ma chambre. Ma chambre qui était en fait une chambre d'isolement, donc très austère. Mais je n'étais pas encore enfermé (j'y viens).

La Chambre d'Isolement.
Quelques jours plus tard, le temps que mes parents aussi redescendent sur Montpellier, ils viennent me voir à l'UJA. À peine je les vois, je tombe en pleurs et je les supplie de me sortir de là. Je n'arrivais pas à arrêter de pleurer.
Cette situation a duré 2-3 jours, jusqu'à ce qu'un connard, un soir, me mette une clope à la bouche. J'étais trop médicamenté pour ne pas me laisser faire et j'ai tiré sur la clope. Le lendemain matin, j'appelle ma mère et je lui dit "viens me chercher, c'est bon, je peux sortir". En fait, je croyais que si je le disait, je le pouvais. Bien sûr, ma mère a appelé les infirmiers pour leur en parler, et c'est remonté jusqu'à la psychiatre chef de service (différente de celle qui me suit actuellement et depuis un peu plus de 2 ans maintenant). L'après midi, ma mère vient et elle a passé 3 heures à m'expliquer que je ne pouvais pas sortir pour le moment. Je n'arrêtais pas de faire des allers-retours dans ma chambre (nous étions dans la salle commune). Jusqu'à ce que quand je revienne, je ne trouve plus ma mère. Elle était partie, ne sachant plus quoi me dire probablement. Moi, j'avais réuni toutes mes affaires dans un sac poubelle de 100L et j'allais la rejoindre sur le parking, en pensant qu'elle m'y attendais.
C'est alors que 2 infirmiers me barrent la route et me demandent où je vais. Je leur réponds naïvement "je rentre chez moi, ma mère m'attends à la voiture". Là, ils me prennent par les bras et m'emmènent en direction de la chambre d'iso. Je comprends alors que je vais être isolé et je me débat.
Après ce moment, je me souviens être sorti quelques fois de cette chambre pour aller manger avec les autres, mais ça s'est mal passé à un moment car un patient m'a demandé "est-ce que tu es schizophrène", chose à laquelle j'ai répondu, en réfléchissant un court instant, "oui". À ce moment là, j'ai immédiatement été reconduit en chambre d'iso.
Pendant les repas, j'étais entouré d'infirmiers et je leur disait, par exemple, "j'espère que le sucre c'est pas de la cocaïne". Ils ne répondaient rien et je me suis mis à le croire. Moi qui adore le sucre, je mangeais mes yahourts sans sucre ! Bref, j'étais encore en délire…
Puis un jour, on me fait sortir de la chambre et quand j'arrive dans la salle principale, je vois mes parents. Mon père me dit "ça fait deux semaines qu'on attendait ce moment". Moi, j'étais trop médicamenté pour exprimer un quelconque sentiment, mais au fond de moi, j'étais content d'être sorti.
Malheureusement, dans ma tête, j'avais repris la clope et donc j'ai recommencé à fumer (faut dire qu'on s'emmerde à l'hôpital).

L'après Hôpital.
progressivement, j'ai le droit aux visites, puis à des sorties le weekend. M'ayant fait volé mon iphone en décembre 2008, mes parents ont fait joué l'assurance et m'en ont obtenu un autre, tout neuf. À ma première sortie, je redécouvre les joies de l'internet et de l'iphone, ainsi que de la bonne bouffe.
Quelques semaines à ce rythme et l'on m'annonce que je sors définitivement de l'hôpital. Je retourne donc vivre chez mes parents. J'avais aussi décidé de ne plus fumer de weed. Problème : dès que je sortais faire quelque chose, mes parents me rappelaient "c'est pas pour aller fumer du hash hein". Et ce, jusqu'à ce que la réponse devienne un mensonge. Je suis sorti de l'UJA en avril et j'ai recommencé à fumer en juin 2009.
Comme projet professionnel j'ai très vite pensé au BAFA, car j'ai vraiment aimé travailler avec des enfants en Pologne. J'ai donc passé mon premier stage théorique fin juin 2009. Il s'est très bien passé même si je ne suis pas "doué" pour l'animation selon les formateurs.
Arrive août 2009. Le TSL4…

Besoin d'Aide.
Après ce tournoi, j'ai réalisé que j'avais un problème d'addiction et j'ai donc demandé à être ré-interné à l'UJA. Demande qui a de suite été acceptée.
De fin août 2009 à début avril 2010, je suis resté à l'hôpital. Je sortais beaucoup pour aller faire du sport avec un ami rencontré à l'UJA, j'avais de longs weekends de permissions, etc. Sauf que je fumais des joints en cachette à l'hôpital et en dehors. Mais au moins, je prenais mon traitement régulièrement !
Je suis sorti début avril car en fait, j'ai été viré. Ils m'ont donné 3 avertissements et donc je n'avais pas le choix. Les 2 premiers avertissements ont été à cause du vol d'un médicament (le rivotril) que j'utilisais pour me défoncer. Sauf que j'aurais pu mourir vu les doses que j'avais pris. C'est bien simple. La première fois que j'en ai pris, j'ai bu presque une fiole entière (à peu près 1200 gouttes, sachant que la plupart des patients prennent dans les 150 gouttes maximum pendant toute une journée). Moi, j'en ai pris environ 1000 gouttes et je ne me souviens de rien pendant 4 jours. Du dimanche soir au jeudi après midi.
Le deuxième avertissement, c'est simple, j'ai fait exactement la même chose, sauf que cette fois-ci je ne me souviens pas l'avoir fait…
Et enfin, le 3e avertissement est survenu début avril, lorsque j'étais en train de fumer un bédo dans le jardin. Quelques jours plus tard, j'étais viré.
Malgré ça, j'ai continué de fumer avec des amis. Au moins, je ne fumais plus tout seul. Le problème c'est que j'amenais régulièrement du shit à l'hôpital. Mais je m'étais lié d'amitié avec un autre gros fumeur de shit qui en amenait lui aussi. Mais un jour, il me donne un bédo à rouler et je vais le rouler dans les toilettes de l'hôpital. Les infirmiers ont capté le truc et sans rentrer dans les détails, ce mec m'a balancé et a dit que c'était mon shit alors que c'était faux. Du coup, j'ai carrément été banni de l'UJA pendant tout l'été 2010. Je n'avais absolument pas le droit de venir aux groupes de parole, etc… Mais au moins, pendant l'été, j'ai très peu fumé car mes parents faisaient bien attention à la somme d'argent qu'ils me donnaient et j'ai travaillé à La Gerbe pendant presque tout le mois de juillet. En août je suis parti 10 jours en Angleterre pour le SNY. good times.

Le BAFA.
Vous devez tous savoir ce qu'est le BAFA. Je l'ai commencé en juin 2009 (fin juin) et je ne l'ai toujours pas fini alors que j'aurais du l'avoir fini en octobre dernier (2010). Après ce premier stage théorique, j'ai mis des mois à me lancer dans la recherche d'un stage, mais mi-mars je m'y suis mis, et j'en ai trouvé un (à La Gerbe donc) fin avril. J'étais super heureux. Le stage ne s'est pas trop mal passé, même si j'avais des difficultés avec la sécurité morale, affective et physique des enfants. Au bout de 2 semaines de stage, j'ai dis à la directrice du centre aéré que j'étais bipolaire, et donc que j'avais des médicaments qui peut-être pouvaient avoir un effet sur ma capacité à me concentrer. J'ai donc décidé d'arrêter tous mes médicaments sans l'avis d'un médecin…
Gérer des enfants est une énorme responsabilité, mais c'est vraiment génial, je sais que j'aime faire ça et je compte bien le finir ce BAFA. Normalement, il me reste environ un peu moins d'un an pour faire la 3e partie (au moment où j'écris ça).
La 3e partie… quand je m'inscrirai à celle ci pour de bon, ce sera ma troisième tentative.
La première tentative fut vraiment dévastatrice car je me suis fait viré du stage en moins de 48 heures. J'ai tout simplement fumé un bédo (avec 2 autre gars) trop près du lieu du stage, et nous avons été pris en flagrant délit. Pour ne pas trop décevoir mes parents, j'ai menti sur le pourquoi du comment et j'ai dis que j'avais très vite échoué à l'épreuve du mannequin que l'on doit remonter à la surface et ramener au bord (j'avais choisi "surveillant de baignade" en spécialisation). Le stage commençait le samedi après-midi et j'ai été viré le dimanche soir. Je suis resté une nuit de plus pour partir le lendemain matin et j'ai été me réfugier chez bossofsmash, pensant que j'allais y passer toute la semaine. Sauf que le mardi après-midi, je me suis dit que je ne pouvais pas rester comme ça et je suis retourné chez moi (l'appartement de ma grand-mère paternelle donc).
La deuxième tentative, c'était du 12 au 17 février, à Agen. Le problème c'est que j'ai fait une crise d'angoisse dans le train et je suis descendu à Narbonne, pour ensuite me retrouver aux urgences, où j'ai attendu 1h30. J'ai vu une infirmière qui m'a posé quelques questions pour voir si je n'étais pas en bouffée délirante et elle m'a laissé repartir à pied, vers la gare. Sur ce coup, j'ai bien failli lâcher l'affaire et abandonner le BAFA, mais j'ai changé d'avis. Il faut que je le termine.
Je compte donc m'inscrire à un stage d'approfondissement BAFA dans un futur proche, et le réussir.

Les Soins et le Speed.
Je prennais du révia (qui combat les addictions en général), de l'abilify (anti-psychotique) et un anti-dépresseur, l'effexor.
Après avoir arrêté mes médicaments, je me sentais bien, comme libéré d'un poids, refusant d'admettre que j'avais été malade et qu'il fallait des médicaments pour me maintenir stable dans la tête. Le problème, c'est que je fumais toujours du shit ou de la weed. En Angleterre, j'ai beaucoup fumé par exemple (mais je ne regrette pas l'énorme joint que j'ai roulé pour presque tous les fumeurs qu'il y avait ^^).
Après l'Angleterre, j'ai réussi à convaincre mes parents de reprendre le système de 200€ par mois. Mais il m'a fallu attendre le début du mois d'octobre pour avoir mon premier chèque. Pendant ce mois-ci, j'ai fumé, mais pas trop. Par contre, j'avais recommencé à fumer tout seul (mauvais signe). J'ai donc réussi, plus ou moins, à gérer mon budget qui comprenait les clopes ainsi que les coups à boire dans un bar ou les pizzas.
Mais à mon retour de Paris, à la première tentative de la 3e partie du BAFA, j'ai commencé à beaucoup consommer. Heureusement pour moi, le DST15 est arrivé fin novembre et j'ai pu avoir un peu de sous pour acheter des clopes et attendre le 1er décembre, date à laquelle mon père m'a filé 50€ en liquide et le reste en chèque. Problème : j'ai commencé à fumer de façon frénétique et en à peine 10 jours il ne me restait plus que 20 euros que je sauvegardais pour payer l'entrée du Smash & Yatta. J'avais déjà acheté mes billets de train en novembre donc j'étais sûr de venir, mais sur place, il a fallu que j'emprunte (une fois de plus) à DraQ. Avant le tournoi, j'ai réussi à faire illusion auprès de mes parents car j'ai emprunté, lors du DST 47/3, 30€ à DraQ. Boo était là à ce moment là et il a dépensé pour presque 50€ de shit en un weekend (en gros on a bien fumé ^^).
Mi-novembre, j'avais des pensées suicidaires et j'ai donc demandé à l'interne de l'UJA un rendez-vous. J'ai repris mes médicaments et les pensées sombres se sont arrêtées. Je n'ai jamais fait de tentative de suicide, mais j'ai quelques scarifications qui datent de l'été 2009 (avec lame de rasoir et clopes). J'avais une préferrence pour la douleur obtenue en écrasant une cigarette sur mon corps plutôt que les lames de rasoir.
Bref, on arrive à la fin 2010, et ma meilleure amie Élodie (qui a un magnifique tatouage du monde sur le dos et qui est passée au DST13) me propose de passer le nouvel an chez son ex, un nerd très sympa.
Pour le nouvel an, nous étions 4 en tout. Il y avait de l'alcool, du bédo, et du speed… Sauf que nous n'étions que 3 à consommer tous ces produits (et l'alcool a été léger). À la période du nouvel an, j'ai beaucoup traîné avec Élodie et nous avons consommé pas mal de speed. Je n'ai pas dormi pendant 3 nuits d'affilée, sans être fatigué. Pendant la nuit du nouvel an, nous avons tapé 2g de speed chacun (chose assez dangereuse, heureusement que le produit était de bonne qualité, mais le coeur aurait pu lâcher).
Quelques jours plus tard, je retape du speed avec ma copine et j'en achète 1g pour moi pendant la suède. Manque de pot, ce speed là était de mauvaise facture et c'est pour cela que j'ai beaucoup dormi au BEAST en suède (la descente a été rude, allez savoir avec quoi c'était coupé).
En revenant de Suède, j'ai encore tapé du speed pendant une nuit, puis j'ai essayé de la MDMA, fin janvier.

Le Pacte.
Fin juin, avant l'ESA4, j'ai voulu un nouvel ordinateur et j'ai réussi à convaincre mon père de m'en acheter un en lui promettant d'arrêter de fumer du shit, entre autres. Problème : je n'en étais pas mentalement capable à ce moment là. C'est après l'ESA4 que mon père m'a vu rouler un joint et a viré tout le monde de chez lui (à Plaisance donc). Ma punition a été d'annuler le DST qui était prévu fin août. À la place, j'ai organisé une smashfest dans mon studio (dans lequel je vis depuis que j'ai été viré de l'UJA). Sauf qu'après ce dérapage non contrôlé, j'ai eu mon stage pratique de BAFA (tout juillet) et je leur assurais que je ne fumais plus (ce qui était vrai, sauf un soir où j'étais avec Fauster d'ailleurs). Quand je suis revenu d'Angleterre, j'avais dépensé pour 80£ de weed et j'avais dépensé tout l'argent de mon budget, donc j'ai continué à mentir, à ne pas faire allusion à la drogue, etc…
C'est d'ailleurs pour cela que j'ai demandé à avoir de l'argent de poche (200€ par mois donc). Je voulais en acheter plus et plus souvent.
Fin décembre, j'ai été traité par un dentiste pour des caries (un tas de caries) et ça a coûté environ 280€, dont 70% m'ont été reversés sur mon compte bancaire. Quand je suis parti en Suède début janvier, j'ai reçu, comme chaque vendredi, un message m'annonçant combien il me restait sur mon compte. Et là je vois qu'il y a presque 300€ sur mon compte. Je comprends très vite le délire et je me suis dit "ces sous là, je vais les garder, en espérant qu'elle (ma mère) ne me les demande pas". Sauf que ça s'appelle du vol… Ayant été en découvert en décembre, ma carte avait été bloquée et je n'ai pas pu retirer de sous pendant le voyage en Suède. Dès mon arrivée à Montpellier, je fais débloquer ma carte (aucun problème pour ça vu qu'il y avait presque 300€ sur mon compte, donc). Je me suis donc acheté une petite barrette le plus vite possible, puis j'ai contacté un pote de l'ex de ma copine pour qu'il me vende un 10g de beuh. J'ai donc passé quelques jours tout seul à fumer joint sur joint, fin janvier, en plus du speed et de la MDMA.
Puis un jour, fin janvier, après le repas, j'ai eu le courage de dire à mes parents la vérité, toute la vérité (mais seulement après avoir eu les 50€ en liquide + le chèque du mois de février). À la suite de cette conversation qui s'est très bien passée, je devais manger au moins une fois par jour dans mon studio. Mes parents m'ont payé la première course (pour les trucs de base genre huile, vinaigre, pâtes, graines, etc). et je devais gérer mon budget tout seul. Sauf que je n'y suis pas arrivé et très vite je n'avais presque plus de sous. Élodie, qui a plusieurs aides financières, m'a donné 50€ (en fait elle me devait 150€ pour un powerbook que je lui ai filé en été 2010)
Bref, un vrai merdier.

La Rechute.
Je n'ai pas envie de raconter mes délires en détail car cette BDA a été beaucoup plus violente que la première. Les délires s'enchaînaient et je ne me souviens pas très bien de la chronologie des évènements. En gros, sachez que j'ai déliré à propos de Facebook (mon entité protectrice) et que je croyais, par exemple, qu'il y avait des agents du gouvernement qui me suivaient dans mes déplacements. La folie, c'est ça, c'est quand on interprète tout. Tous les gens que je croisait étaient du gouvernement, toutes les voitures et motos aussi. Tout avait un lien avec tout. Pendant cette deuxième BDA, je me suis retrouvé aux urgences de Nîmes où j'ai passé des heures à attendre les résultats de mes prises de sang. Je n'étais ni bourré, ni défoncé. Au contraire, j'avais pris la décision de tout arrêter environ 3 semaines avant d'être à nouveau interné, le 28 février 2011. La crise d'angoisse que j'ai fait en allant au stage du BAFA m'a fait peur et j'en garde un souvenir marquant.

La Deuxième Hospitalisation.
Le lundi 28 février, donc, j'ai rendez-vous avec ma psychiatre, à 16h. Je me souviens bien de l'entretient, elle utilisait des mots qui allaient dans le sens de mon délire et ma mère a signé devant moi la demande de HDT (Hospitalisation à la Demande d'un Tiers). Sur le coup, je croyais avoir compris ce qu'il se passait (je ne veux pas trop rentrer dans les détails, c'est d'un ridicule… je délirais gravement, c'est tout ce que vous avez à savoir). Les souvenirs d'une BDA ne sont pas agréables, mais je m'en souviendrai toute ma vie.
On me dit que je dois manger à l'UJA, chose que j'accepte sans difficultés. Pendant le repas (très bruyant), il y avait beaucoup trop de personnes et je me suis mis en position de prière, après avoir mangé un petit peu. En fait, j'attendais mon traitement (sans savoir ce que c'était). Finalement, je suis sorti de table avant d'avoir le traitement et je suis allé me réfugier tout au bout de l'aile A de l'UJA, pour être au calme. Je croyais pouvoir communiquer par la pensée avec les gens que j'aime, c'était donc dur d'être entouré d'espions du gouvernement pendant tout un repas. Puis j'ai pris mon traitement dans la salle de soins.
Peu après, quelqu'un a laissé un PC portable sur une table de la salle commune, avec de la musique. La musique m'a énervé et je me suis levé pour fermer l'ordinateur afin que la musique s'arrête (comme sur un macbook). Problème : la musique ne s'est pas arrêtée toute seule ou pas assez vite, et j'ai très vite pris l'ordinateur dans mes mains pour lui mettre un coup de genou et séparer l'écran de l'ordinateur. Sachant que cela allait provoquer des réactions autour de moi, j'ai couru à toute vitesse au fond de l'aile A, puis j'ai balancé ce qu'il restait de la machine sur la porte de la chambre d'isolement dans laquelle j'avais passé 3 semaines.
Les ASH et les infirmiers sont venus me voir et ont essayé de me calmer, mais mon coeur battait la chamade et je n'y arrivais pas. Puis 2 infirmiers sont arrivés et ont commencé à m'emmener quelque part. Comme je croyais être filmé en permanence par des caméras situées dans chaque lumière, je me suis tout de suite senti très mal à l'aise. Au bout d'une centaine de mètres parcourus, j'ai tenté de m'enfuir. Il y avait 3 infirmiers. Deux pour me tenir plaqué au sol, et un pour appeler une voiture (qui est très vite arrivée). Grâce à un petit tour de magie psychologique, ils ont réussi à me faire rentrer à l'arrière de la bagnole. Je n'arrivais plus à respirer, ils me bloquaient. Puis quand nous sommes arrivés à la clinique "Euzières", j'ai joué à la resistance non violente et j'ai senti que l'on montait des escaliers, puis l'on m'a déposé sur un lit et attaché les 4 membres.
La lumière était allumée et je délirais encore, je croyais que j'étais en garde à vue parce que j'étais l'ennemi publique numéro 1.
Déjà, je n'avais plus mon pantalon ni mon slip. Il y avait une tâche de caca pile à l'endroit où ma tête pouvait reposer. Je réfléchis. Je regarde mes mains attachées et j'arrive, en forçant un peu, à me libérer les deux mains. À ce moment là, je me lève, cul nu, et je cris "EUZIÈRES" puis je l'épèle. En fait, j'avais entendu ce nom pendant l'entretient avec ma psychiatre, mais je ne réalisais pas que j'étais dans cette clinique, en chambre d'isolement.
Peu de temps après ça, les infirmiers sont venus me détacher et me prendre ma veste et surtout, me donner le fameux pyjama bleu que tous les "fous" doivent porter.
Après une semaine passé dans cette chambre, à délirer encore et à faire des conneries (genre faire caca dans le coin de la pièce), je suis sorti et l'on m'a fait manger avec les autres. Une fille m'approche et me dit "mais, t'étais pas à l'UJA toi?". Je la reconnais et elle se met à ma table. Le repas se passe bien, je retrouve un peu l'appétit. Le soir, je dois encore dormir en chambre d'isolement, mais on m'a dit que c'était la dernière nuit là dedans.
Ensuite, j'ai passé 2 semaines interné dans cette clinique, avec progressivement plus de droits, comme pouvoir téléphoner et avoir des visites. C'était assez horrible. Rien à faire, les pauses clopes toutes les deux heures, les médicaments qui m'assomment, des gens qui ont l'air de zombies, des gens qui ont parkinson ou je ne sais quoi, un qui fait caca au milieu de la salle commune (j'vous raconte pas l'odeur), etc...
Enfin, je suis sorti le lundi 21 mars.

Le Traitement.
Mais attention, j'avais un traitement bien lourd. Du tercian, de l'haldol en piqûre retard, du xanax, et du révia.
Pendant une semaine, j'ai pris ce traitement et je me couchais très tôt. Ensuite j'ai revu ma psychiatre de l'UJA, celle qui me connait bien depuis plus de 2 ans maintenant. Elle m'a changé le traitement et a accepté de me faire une ordonnance pour qu'une infirmière libérale vienne me voir tous les jours pendant au moins 3 mois.
Sauf que ce traitement, qui fait prendre du poids car il enlève le sentiment de satiété, ne me convenais pas du tout pour cette même raison. Je n'ai pas envie de devenir plus gros. C'est plutôt le contraire.
Bref, une semaine plus tard, je vois l'infirmière pour la première fois et elle est très gentille. Je lui parle de mon problème avec ce médicament (le zyprexa) et le lendemain, ma psychiatre a changé mon traitement, qui pour l'instant me convient. On verra dans quelques mois si ça fonctionne vraiment bien, mais à priori pour l'instant je n'ai pas trop d'effets secondaires indésirables.

Conclusion.
J'ai beaucoup fumé, j'ai beaucoup bu, j'ai beaucoup fait de coups bas à mes parents, j'ai fait plein de conneries, de délires, de tournois et de voyages… Maintenant c'est fini, je ne fais plus le con, j'arrête toutes les drogues définitivement et je vais me chercher quelque chose à faire dans la vie. Sauf que pour l'instant, je me remet de mes bouffées délirantes. Je suis en convalescence et je dois rééduquer mon comportement, mon cerveau. Je reste le jaydee que vous connaissez, mais j'ai au fond beaucoup changé. Surtout depuis ces 3 dernières semaines.
J'ai eu une sorte de déclic; quelque chose qui fait que, au fond de moi, je sais ce qui est bon pour moi ou pas. Cet été, j'irai en hollande et je ne fumerai pas de weed. J'irai pour représenter la France comme je le peux et m'entraîner pour le tournoi aux USA, où je compte au minimum arriver dans le bracket. Si je peux faire ce voyage, c'est d'abord grâce à mes parents, et aussi parce que je vais recevoir bientôt l'AAH, l'Allocation Adulte Handicapé. C'est une aide financière qui me permettra de faire pas mal de choses sans être dépendant de mes parents, et c'est bien là le but de l'opération. J'irai aussi en Suède d'ailleurs. C'est cool tout ça...

Merci d'avoir tout lu, maintenant vous savez tout, sachez que je ne mords pas ^^.
Dernière édition par Joanna Dark le 10 Mars 2014, 00:00, édité 2 fois.
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Djoss » 11 Avr 2011, 14:11

Tant que y a pas besoin d'aimer une page sur facebook :ouch:

je rigole
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Ashura » 11 Avr 2011, 14:26

Bonne idée de topic je trouve.
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Meljin » 11 Avr 2011, 14:37

Petit post parce que je cherchais à raconter ça quelque part :
Vendredi dernier, j'ai eu mes oraux de TPE, que j'ai réussi à passer grâce à smash. Pourquoi ?
A l'époque, j'étais énormement timide, et depuis, grâce au stress des tournois, j'ai appris à gerer tout ça. Ainsi, j'ai réussi à passer mes oraux avec plus ou moins de réussite, bien que je sois un peu stressé, j'aurai été -sans smash- complètement effacé et hésitant.

C'était la petite histoire que je ne développe pas plus pour éviter les staives, mais surtout pour prouver que... Smash c'est le bien 8)

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vDJ a écrit:Mal de tête, mal à l'être
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Salepate » 11 Avr 2011, 15:12

ouais la même darwa, le fait de jouer à smash, ça change un peu ma personnalité.

Bon ok, depuis que je joue à smash je bédave aussi, mais vu que j'aime ça, ça ne me dérange pas trop. Aucun regrêt, smash change ma personnalité dans un sens qui me plaît !
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Joanna Dark » 11 Avr 2011, 15:14

ah meljin, j'en connais plein des gens pour qui les oraux sont une corvée infernale et ils ont mon âge... J'suis content d'être en partie responsable de cette libération que tu as eu (avec les DSTs donc).

@Salepâte : cool mec ^^.
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Samplay » 11 Avr 2011, 15:32

Smash c'est aussi pour beaucoup, je pense, l'anglais.
En tous cas, sans smash, je serai surement une mer** en anglais :p
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Willy » 11 Avr 2011, 15:47

Pour moi Smash c'est :
- Des putains de potes !
- Des voyages (jamais autant voyagé que depuis que je smash, ça tue)
- Amélioration de ma confiance en moi (en 3 ans j'me suis transformé là dessus, un truc de fou), ce qui améliore à peu près tous les aspects de la vie (travail, vie sentimentale, vie en société)
- Amélioration de ma vitesse de réflexion (j'réfléchis mieux et plus vite depuis que je smash :p)
- Amélioration de mon temps de réaction

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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Tekk » 11 Avr 2011, 17:45

A cause de smash je suis 5x plus vulgaire qu'avant (dédicace ashura) :p
Ca m'a aidé socialement beaucoup aussi, même si de la même façon j'ai tendance à m'enfermer dans mes trips IRL

Sinon vendredi j'ai eu un bac blanc de français sur la poésie: j'ai géré je pense, je vise 14.
Samedi oral blanc, j'ai 27 textes à réviser je commence qu'aujourd'hui. 8)
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Ashura » 11 Avr 2011, 18:09

Willy a écrit:Pour moi Smash c'est :
- Des putains de potes !
- Des voyages (jamais autant voyagé que depuis que je smash, ça tue)
- Amélioration de ma confiance en moi (en 3 ans j'me suis transformé là dessus, un truc de fou), ce qui améliore à peu près tous les aspects de la vie (travail, vie sentimentale, vie en société)

J'aime !

Moi j'ai ça qui a changé grâce/avec Smash.

Tekk => lol

Sinon d'après mes bacs blancs j'avais pas mon bac j'crois tellement j'ai fais n'importe quoi au bac blanc, y'a même une fille de notre classe qui était venue défoncée qui s'est tapé un fou rire toute seule en lisant le nom "Molière" à haute voix et qui s'est enfuie pendant l'examen. (Ouais c'était epic)
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Tekk » 11 Avr 2011, 19:04

T'es sérieux quand tu dis que tu voyages grâce à smash ashura ? :lol:
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Shloub » 11 Avr 2011, 19:16

Tournoi à l'étranger.
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Tekk » 11 Avr 2011, 19:24

=>Je sous-entendais que Ashura ne sort pas beaucoup de Paris.

Je rigole avant de me faire bannir par shloka le rouge
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Shloub » 11 Avr 2011, 19:46

Je sous-entendais qu'il est sorti de France.
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Re: Ta life on s'en fout, ou pas...

Messagepar Ashura » 11 Avr 2011, 19:51

Bah sans smash je serais pas allé en Angleterre (et j'irais pas en Suède non plus).

Mais sinon ouais j'vais jamais à Lyon/Montpel/là ou y'a les S & Y.
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